What My Mother Speaks

As Chinese New Year approaches (the best holiday, really, with the optimum permutation of food, family festivities and money), it is inevitable that I would contemplate how much more concrete the ‘Hong Kong’ facet of my identity has become since spending two years abroad. And enclosed within that facet, as the city is plastered with more and more fai chun (auspicious characters and couplets calligraphed onto bright red paper), is the problem of my mother tongue.

Against my own (and my family and friends’) expectations, I enrolled in a Hong Kong university four months ago. Since my early childhood, initially for no other reason than a romanticised Great Britain constructed from The Five Find-Outers and Harry Potter, I had always envisioned myself studying in the halls of some centuries-old English institution for my university career. It was only when I reached the wholly surprising conclusion that yes, I do want to be a doctor, and yes, I want to be a doctor in Hong Kong, that I grudgingly admitted Hong Kong is the most practical choice. Continue reading “What My Mother Speaks”

Moi, en français

J’ai lu récemment un paragraphe du blogue d’une vieille camarade de classe, dans lequel elle a discuté de ses personnages différents quand elle emploie les langues différentes. C’est un phénomène scientifique – nous adoptons des personnalités, des manières distinctes avec les langues différentes. Et sa réflexion m’a incité à réfléchir quelle sorte de personne je suis quand je parle le français, une matière que j’étudiais avec assiduité pendant sept ans.

Contrairement au cantonais ou même le chinois, je n’ai pas fait apparaître d’une image immédiate. Y auraient-il des différences nettes de ma conduite? D’impressions les autres développeraient de moi? Alors, l’idée me vint soudain que pendant ces sept ans, je parlais le français rarement à l’extérieur de la classe. Sans occasions d’examiner mon ‘caractère français’, ce n’est pas étonnant que je n’aie pas une image plus claire. Néanmoins, je remarque des changements subtils quand même. D’abord, je deviens plus aventureuse avec mes choix des divertissements (français, bien sûr) – je suis attirée par les films d’art et d’essai (normalement, je me sens intimidée), je mets de côté les productions amusantes mais bêtifiantes, je fais attention sciemment à la technique cinématographique, le montage et la réalisation… Non seulement je suis bien plus sensible aux films, j’apprécie les émissions et romans plus aussi. Je les considère comme des œuvres d’art et non pas des simples distractions. Oui, peut-être ces pensées découlent du cliché de la France cultivée et artistique. Mais comme j’ai écrit dans mon dernier paragraphe français, quand on acquiert une nouvelle langue, on s’informe sur la culture et les normes sociales aussi.

Deuxièmement, je fais l’effort d’être poétique. Pour les étrangers comme moi, le français semble vraiment musical à cause des rimes internes abondants et les élisions et liaisons. La juxtaposition des bruits gutturals et légers créent un son chantant aussi. Par conséquent, chaque fois que je dis ou j’écris, je fais attention à la ‘mélodie’ de mes phrases. Je me demande comment les syllabes s’alignent pour modeler les rythmes. Ce qu’il y a bien, c’est qu’on peut dire n’importe quoi pour sembler lyrique – un autre cliché, mais c’est vrai! De plus, j’ai tendance à employer les expressions et les gestes plus exagérés. Il y a un élément particulièrement brûlant quand les Français allongent les voyelles et mettent les accents toniques sur les derniers syllabes. D’une certaine manière, l’intonation ondoyante m’encourage à adopter un langage du corps plus expressif.

Et en dernier lieu, bien que je devienne douce (parce que mon vocabulaire est relativement limité), je deviens quelque peu idéaliste aussi. Peut-être que c’est en raison de mon appréciation augmentée pour les arts, ou l’élégance de la mélodie ondoyante, ou le fait que le français est ma langue enfantine tout de même. Quoique je l’étudiasse pendant sept ans, j’apprenais le chinois (mon autre langue étrangère) depuis deux fois plus de temps. Et peut-être c’est parce que d’habitude, je suis seulement exposée aux problèmes discutables et questions mondiales par les sources en anglais. La crise des réfugiés à Calais? Le BBC, le CNN, The Economist… Je suis Le Figaro et Le Monde, mais je n’ai toujours pas cliqué sur les gros titres (plutôt que de faire défiler distraitement). Encore une résolution pour la nouvelle année!

Pour conclure, il semble que beaucoup d’aspects de ma personnalité devienne plus prononcés (j’ai utilisé le mot ‘plus’ dix fois dans ce paragraphe jusqu’ici). Peut-être (j’utilise ‘peut-être’ beaucoup aussi, mais ces réflexions sont toujours spéculatives) c’est parce que lorsque j’ai commencé à apprendre le français, je m’étais battu lamentablement pour apprendre le chinois depuis neuf ou dix ans. Par contre, j’ai saisi le français vraiment rapidement, et j’ai obtenu les notes meilleures de ma classe. C’était pas surprenant que je suis légèrement plus hardie quand je suis en mode français. Bon, je réfléchir quelle sorte de personne je suis quand je parle mes autres langues?